Pour toute remarque ou suggestion, contactez nous au 04 78 06 19 24.

Les sites ruraux

Contenu de la page : Les sites ruraux

LE RHONE

Le Rhône traverse la commune à sa lisière Sud et coule d’Est en Ouest, servant de limite avec le département de l’Isère et la commune de VILLETTE D’ANTHON et avec le département du Rhône et la commune de JONS.

Le Rhône a certainement été l’élément naturel qui a le plus perturbé la vie des habitants de BALAN et surtout des paysans, puisqu’il a changé sept fois de lit depuis 1306.

Un cataclysme aurait eu lieu en 556 d’après un historique de la baronnie d’Anthon, écrit par François PONCET, ancien curé d’Anthon, relatant un récit de Saint Grégoire, évêque de TOURS : un effondrement à TAUREDUNUM (Fort-l’Ecluse) à l’endroit où le Rhône traversait la montagne, fit barrage au fleuve qui inonda en amont jusqu’à GENEVE. La masse d’eau s’étant frayé un passage, se précipita en aval, surprenant les habitants, renversant tout sur son passage. Ce débordement immense et subit modifia à notre endroit le cours du Rhône et de la rivière d’AIN, fit disparaître en quelques heures les riches prairies d’Anthon et forma l’île du Méant.

D’autre part, un exposé datant de 1830 relate les conclusions d’un procès ayant eu lieu à la Cour Royale de LYON. Durant cinq siècles, le Seigneurs d’Anthon et de VILLETTE d’ANTHON se liguèrent contre les habitants de BALAN en BRESSE dépendant de la Seigneurie de MONTLUEL, pour leur disputer les limites territoriales ; ce procès étant consécutif aux modifications incessantes des cours du Rhône à la suite des différentes inondations.

Sur le cahier de doléances de la paroisse en 1789, il est encore question du Rhône qui détruit les meilleurs fonds de la commune.

Des délibérations du Conseil Municipal entre 1865 et 1899 mentionnent les demandes expresses d’endiguement et d’enrochement du fleuve qui, à cette époque, n’était endigué que de LYON à THIL.

Jusqu’en 1880, le Rhône a été le théâtre d’une navigation intense avec un maximum atteint en 1866. C’était un travail de descente de marchandises, bois et pierres principalement. La remontée, par halage, était pénible et difficile.

D’après des recherches faites dans les registres paroissiaux depuis 1716, un bon nombre d’emplois étaient procurés par cette navigation : voituriers sur le Rhône, bateliers, marchands.

Fait curieux : beaucoup de mariages avaient lieu à cette époque entre habitants de BALAN et Dauphinois, motivés certainement par cette navigation. Mais à partir de 1880, à la création du réseau ferré, la navigation a diminué pour finalement s’éteindre.

LES LONES

A BALAN, les différents cours du Rhône ont occupé la zone Sud de la commune depuis le village jusqu’au cours actuel du fleuve.

En effet, 10 à 20 000 ans avant notre ère, une immense banquise glaciaire recouvrait toute notre région, du plateau Dombiste aux Balmes Viennoises. Suite au lent réchauffement de la planète au cours des siècles, la banquise glaciaire s’est rétrécie, c’est ainsi qu’est apparut le Rhône. Le Rhône s’est creusé un lit, qui a souvent changé d’emplacement géographique. Les Lônes donc sont des anciens lits que le Rhône a occupé suite à ses incalculables crues dévastatrices.

Quatre Lônes se situent sur notre commune, toutes alimentées par la nappe phréatique. Elles se rejoignent, dont trois au confluent du Cottey, pour se jeter dans le Rhône en aval du barrage de Jons.

Elle commence au content, sous les balmes du Camp de la Valbonne, passe en bordure des fermes du Content, au vieux Moulin, traverse le bois de Chambarin au pont de la Mora pour rejoindre la Lône de la Chaume, avant de se jeter dans le Cottey. La Balme du Mollard La balme du Mollard est située en bordure de la Lône, entre le village et le Platéron.

L’origine de ces monticules de terre, naturels ou artificiels reste une énigme.

Deux thèses peuvent toutefois être énoncées.

  • La première : ce mollard aurait été créé artificiellement par les romains dans le but de communication à l’aide de signaux lumineux.
  • La seconde est issue de l’histoire de la région. En effet, elle nous apprend que le peuple des Allobroges (peuple celtique) aurait créé ces Tumili afin d’enterrer leurs morts. En effet, cette thèse pourrait être confirmée par le fait que des sépultures ont été découvertes dans cette balme dans les années 70 à l’occasion de travaux de décapage en surface en vue de l’exploitation du gravier. Effectivement autrefois l’entretien des chemins communaux se faisait avec l’aide de gravier provenant de cette balme.

L’énigme reste donc entière quant à l’origine.

Le Longevent

Le Longevent prend sa source sur le plateau de Dombes dans l’ancien étang du Faison à VERSAILLEUX. Il traverse la Dombes, où il est alimenté par les étangs qu’il trouve sur son passage.

Autrefois, après avoir traversé l’Ouest de MEXIMIEUX, il traversait la plaine de La Valbonne, au Sud du hameau de Chânes, puis à l’Est et au Nord du village de BALAN, vers le stade d’abord, puis à l’emplacement de la salle polyvalente, du groupe scolaire et de la Maison Familiale ensuite, pour se jeter dans l’ancien cours du Rhône au Platéron, actuellement vers la maison de Madame et Monsieur GRANDI.

Il est possible que le Longevent ait, à une certaine époque, pris la direction du hameau des Mouilles. Les deux éventualités sont plausibles, puisqu’au cours de deux inondations qui se sont produites dans la deuxième moitié du XIX siècle, à la suite de fontes importantes de neige sur terrain gelé (la dernière remontant à 1895, la rivière a pris ces deux directions en provoquant d’importants dégâts.

C’est la famille PASSERAT de la CHAPELLE, propriétaire du domaine de la Rouge à PEROUGES, qui a dévié le cours de cette rivière en 1829, sur ses terres, dans l’étang actuel qui borde la route reliant MEXIMIEUX à SAINT MAURICE DE GOURDANS. Toutefois, d’après la largeur de l’ancien lit de cette rivière à travers le camp militaire, ce cours d’eau devait être plus important que la rivière actuelle.

Le Moulin SIBILLAT ou Vieux Moulin

Il se situe au lieu dit « La Violette » en bordure de la Lône du content, ancien lit du Rhône.

Le Vieux Moulin était autrefois appelé le Moulin SIBILLAT. L’histoire malheureuse du Vieux Moulin est liée à celle de la Commune. Tout commence en 1864, lorsque la Commune fut autorisé à amodier aux Frères SIBILLAT une partie de la terre. Cette amiodation permit aux Frères SIBILLAT la création d’un moulin à deux tournants. Or, la mise en place de celui-ci ne fut pas sans conséquence. En effet, la retenue des eaux nécessaires à son fonctionnement, provoqua une inondation d’une partie des terres situées en amont (fermes du Content). Après plusieurs procès et changement de propriétaire ; la Commune racheta le moulin désaffecté et presque en ruine en 1912. Il fut démoli en 1918.

Il reste toutefois du moulin la « passerelle du Moulin ».

Le vieux Moulin est un lieu magique et apaisant, qui permet de belles promenades.

LA FLORE DES LÔNES

Les Edifices Civils Privés

l’ANCIENNE MAISON FORTE

BALAN possédait sa "maison forte" actuellement Maison Familiale Rurale, dont les origines pourraient remonter à l’époque romaine. Elle était poosédée au XVIIIe siècle par la famille de MONTHEROT, issue au XVIIe siècle de Pierre de MONTHEROT, procureur au présidial de CHALON SUR SAONE. L’arrière petit-fils de ce premier du nom s’établit en Valbonne par l’achat le 7 novembre 1710, de la seigneurie de BELIGNEUX. Le dernier MONTHEROT, publiquement connu, Jean-Baptiste, François, Marie né à LYON en 1784, poète mineur avait épousé la soeur d’Alphonse de LAMARTINE. Nous possédons de lui, un poème sur la longévité humaine.

En 1820, cette ancienne maison forte devint la propriété des Sauvage de Saint-Marc, seigneurs des Marches, de la branche bugiste de noblesse napolitaine. Ils avaient été anoblis en 1758 et étaient établis à SAINT-BENOIT et PONCIN.

La chappelle actuellement convertie en restaurant d’application, a été bénite en 1752 par le représentant du Cardinal de Tencin, archevêque de LYON, Benoït BAILLAT étant de la paroisse de BALAN en Bresse. Les armes de MONTHEROT surmontent le porche.

une plaque de cheminée datant de 1611, est visible dans la pièce de la maison.

durant la guerre de 1939-1945, la propriété a appartenu aux oeuvres sociales de la Marine, puis à la société Japy, qui y installèrent un centre de vacances. Pendant cette période, beaucoup d’objets, mobiliers et statutes ont disparu, y compris une diligence.

C’est en 1968, que les Maisons Familiales rurales achetèrent la propriété et en 1970, la société Elvil de DAGNEUX achète la partie boisée du parc (7 hectares 35) aux Maisons Familiales, en vue de la construction du lotissement du Parc des Chênes où sont implantées 75 maison individuelles.

LA "PETITE MAISON FORTE"

Une ferme située au sud était propriété du château. D’origine très ancienne, elle aurait servi de Maladière au cours des épidémies de peste. Cette ferme possède d’ailleurs un certains style qyu peut fair supposer qu’elle aurait pu être la Petite Maison Forte. Un escalier à vis, en pierre de taille, et des croisées de pierre sur la façade sud, ainsi qu’un pigeonnier identique à celui du château, permettent toutes les suppositions.

UNE MAISON BOURGEOISE

Pour mémoire, à l’Est du village, à côté du stade, dont la construction devait remonter au milieu du XIXe siècle, faisait également la fierté des habitants de Balan. Elle a appartenu dernièrement à la famille Terry. Malheureusement, elle a été détruite par un incendie en 1977. C’est sur les terrains attenant à cette maison bourgeoise que furent créés un stade en 1971, ainsi que les équiepement nécessaires par la suite, et des cours de tennis en 1983.

LA FERME DU PLATERON

Selon la tradition orale, la ferme du Platéron servait de relais-auberge à proximité d’un grenier à sel où est actuellement la maison Grandi.

LES FOURS

Chaque quartier possédait autrefois son four et, chaque semaine, on cuisait le pain à tour de rôle. C’était aussi l’occasion de déguster de bonnes tartes au sucre, au fromage, à la crème, aux oignons, à la courage, etc...

LES PUITS

Ils étaient un lieu de rencontre pour les femmes et les enfants en particulier. Bergers et bergères menaient les troupeaux s’abrever soit à la Lône du Mollard, soit à celle du Mayollet. Le rinçage de la lessive se faisait aussi, souvent dans ces lônes.